Affichage des articles dont le libellé est San Marcos La Laguna. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est San Marcos La Laguna. Afficher tous les articles

jeudi 26 décembre 2013

Ça fait suer!

En ce 25 décembre, jour de Noël plutôt tranquille au village (puisque certains commerces sont fermés et plusieurs des habitants sont en congé), je me suis rendue en compagnie d’une amie dans un Temazcal. 

Le Temazcal est en fait d’une sorte de hutte de sudation issue d’une tradition ancestrale dans laquelle on se place pour y relaxer comme dans un sauna traditionnel et permettre à notre corps d’éliminer ses toxines. La tradition en a fait cependant une démarche également très spirituelle puisque la procédure implique les quatre éléments : terre, eau, air et feu. Pour favoriser le recueillement et la méditation, le temazcal est fabriqué dans une matière naturelle et est conçu de forme ronde de sorte qu’il rappelle de cette manière le ventre de la Terre Mère.

Pour 50 quetzals, donc, nous pouvions louer ce petit temazcal situé en bordure du lac Atitlán. Le propriétaire est venu nous allumer le feu dans le petit foyer qui donne sur l’extérieur mais dont le corps se trouve quant à lui à l’intérieur du sauna.

Le superbe lac Atitlán
Il ventait beaucoup ce matin-là, et il s’en est fallu de peu pour que nous ne puissions pas profiter de l’installation, car par de petites brèches le vent ramenait à l’intérieur de la fumée qui commençait à envahir l’habitacle. Évidement, nous n’avions pas envie de sortir de là fumées comme des tranches de bacon. Heureusement la boucane s’est dissipée peu à peu et nous avons pu entrer à l’intérieur, néanmoins les premières minutes ont été plutôt irritantes pour les yeux car il restait dans l’air encore un peu de fumée qui nous brûlait les prunelles.


Nous y sommes restées une bonne heure au total, sans doute, sortant toutefois de temps à autres pour se rafraîchir à l’extérieur. Nous pouvions également nous rafraîchir grâce au boyau d’arrosage dont l’utilité première est de stimuler la vapeur en arrosant le corps chaud du foyer sur lequel on dépose généralement un contenant avec des herbes aux propriétés thérapeutiques. 

dimanche 22 décembre 2013

Des tortillas toutes chaudes!

Galette traditionnelle préparée à base de maïs, les tortillas sont très communes dans toute l’Amérique centrale et par le fait même dans la cuisine guatémaltèque. C’est même un aliment de base pour la communauté. On dit que le mot «tortilla» d’origine espagnole signifie à juste titre «petite tarte». Une vielle légende raconte que ce met typique fut inventé il y a plus de 10 000 ans pour satisfaire les caprices d’un souverain. Toutes les versions ne sont pas unanimes sur l’origine exacte de cette galette, mais sur la tradition millénaire en tout cas elles s’accordent. L’art de confectionner les tortillas se transmet depuis des lustres, donc, de mère en fille.

Dans les villages du Guatemala il est fréquent de voir des femmes au travail en train d’en cuisiner sur la plaque chaude. Elles préparent la pâte et les modèlent ensuite à l’aide de leurs paumes pour ensuite les faire cuire à point sur la surface chaude. Me promenant dans la ville de San Marcos La Laguna, j’en ai rencontré une qui dans son kiosque de fruits et de légumes s’appliquait à en préparer, et elle m’a gentiment permis d’entrer et de prendre des photos. Je suis repartie de là avec cinq tortillas bien chaudes… rien à voir avec celles fabriquées industriellement!

samedi 21 décembre 2013

On n’a plus les Mayas qu’on avait!

Les gros cigares (...de la grosseur d'un phallus!)  
Le Guatemala est le berceau de la culture maya. Hier soir, une cérémonie se tenait sur un terrain privé de San Marcos La Laguna et nous avons eu le privilège d’y assister à la tombée de la nuit. D'une durée de trois heures, cette célébration vise à rendre grâce à la vie et à lui adresser des demandes. Voilà qui tombe à point à l’aurore d’une année nouvelle…

D'abord il faut savoir que le choix du lieu n’est pas fortuit. Selon ce que j’ai compris de ce que nous a expliqué la dame propriétaire du terrain, ce dernier est celui qu’utilisaient les ancêtres pour célébrer. Nous étions donc campés dans un lieu très chargé d’histoire.

Les chandelles colorées 
La préparation du matériel nécessite beaucoup de soin. Il y a entre autres de très gros cigares que fument les célébrants à plusieurs reprises, dans les heures qui précèdent, afin de se purifier.

Plusieurs chandelles dont chaque couleur revêt une signification particulière sont également préparées pour les offrandes. Elles serviront, selon leur symbolique, à adresser les demandes pendant la cérémonie. On utilisera aussi du sucre, de l’encens, de l’alcool, des herbes, etc.

On dispose au sol certains éléments pour la cérémonie. Dans leur religion ancestrale, les Mayas conçoivent la vie comme un cycle éternel. La forme ronde représente donc le cycle éternel de toute chose. Son centre accueillera le feu. Les fleurs disposées en son pourtour évoquent, selon leur couleur, les quatre points cardinaux. Au centre sont placés de petits « gâteaux » de cendre qu’on saupoudre de sucre.

Préparation du cercle de feu
Quand tout cela est prêt la cérémonie peut enfin commencer. Le célébrant souhaite la bienvenue et interpelle les participants afin de les enjoindre à bien se concentrer. On allume le feu et le guide spirituel embrasse la terre avec respect. On appelle alors les esprits des ancêtres afin qu’ils accompagnent les célébrants pendant la cérémonie.

Incantations
En cours de procession on attribuera aux participants des offrandes (chandelles, encens, herbes, sésame, etc.) que ceux-ci pourront jeter dans le feu à des moments précis afin d’adresser leurs demandes.

Offrandes placées dans le feu
Lorsque la force du feu baisse, l’un des célébrants viendra le remuer en faisant des cercles dans la braise.


Le feu sacré
Superbe...
Tout cela prend des allures bien solennelles, penserez-vous. Trois heures de cérémonie autour d’un feu à évoquer les énergies et les ancêtres ce n’est pas rien mais… si vous saviez, on n’a plus les Mayas qu’on avait! J’ai vu de mes yeux vu le vieux guide spirituel maya prendre des photos pendant la cérémonie, et un autre répondre à des appels sur son cellulaire! (MmppFft! J’vais me sentir coupable après ça, moi, de prendre des photos…)

Me suis alors demandé comment je vous raconterais bien ça, cette étonnante cérémonie. Et le fou rire m’a pris! Il n’en fallait pas plus pour que ma copine Sandrine qui était placée juste à côté de moi se mette à rigoler aussi, et à se tourner de côté pour éviter de croiser mon regard sous peine de pouffer bruyamment de rire. Pendant un bon moment, la face rouge, j’avais le nez callé dans mon chandail pour retenir mon souffle et ne pas troubler la singulière célébration aux allures à la fois ancestrales et modernes. Ayayaye…


N.B. : Pour un peu plus de détails sur les cérémonies mayas, voici un site intéressant : http://www.mysticomaya.com/a_05_aut/mayaceremonie.php

jeudi 19 décembre 2013

Et c’est ainsi que les gens vivent

Ce jeudi en après-midi, j’ai décidé de faire une petite promenade dans la montagne. Ayant fait le tour des sentiers de la « basse-ville » de San Marcos La Laguna, j’avais le goût de me lancer dans l’exploration et de monter là où les gens vivent, principalement, sur les pentes.

Tuk-tuk taxi
Lorsqu’on prend le temps de monter là-haut, d’abord on se rend compte que ça prend un sacré bon cardio! Ouf… surtout avec le soleil plombant qui sévissait lorsque j’ai entrepris mon excursion. On monte à pic, et je vous jure que j’ai bien failli me déshydrater. Je n’avais pas pensé à apporter avec moi quelque réserve d’eau; seulement mon appareil photo… (on voit où sont mes priorités, hein?)

Moyennant quelques quetzals —tout dépendant encore une fois de votre gueule de touriste ou non, je suppose— les gens prennent habituellement le tuk-tuk taxi pour monter là-haut, mais moi je voulais profiter du beau temps, surtout que la température des derniers jours avait été fraîche et que  cette journée était plutôt belle et chaude. Et puis je ne voulais pas voir les scènes se déployer trop vite sous mes yeux. Je voulais pouvoir prendre le temps d’apprécier la montée et mes découvertes.




Les tâches quotidiennes
Dans la montagne, les Mayas y vivent plus que modestement. Maisons en pierre, en terre, en planches et voire même en bambou. Les habitations sont très entassées les unes sur les autres, et parfois juchées sur des terrains très escarpés. Lors de la promenade vous croisez, chemin faisant, femmes et enfants, chiens et chats et… quelques poules. Parfois vous apercevrez quelques hommes affairés à construire une nouvelle maison ou encore un homme, avec son petit chariot, occupé à vendre des glaces aux enfants. L’ambiance est généralement calme et sereine.

Vendeur de glaces
Ce qui étonne dans ce mode de vie ce n’est pas tant la pauvreté que le contraste qui existe entre celle-ci et les nouvelles technologies qui sont accessibles aux gens, et qui leur procurent, semble-t-il, l’impression d’améliorer leur sort. Ainsi certains ont un téléphone cellulaire, un ordinateur portable, ou un système de son. Les adolescents de la ville, tout comme les nôtres, se promènent avec de la musique dans les oreilles; ils tâchent de boire du Coca-Cola pour suivre la mode nord-américaine tout en rêvant j’imagine, en quelque part, de devenir eux-mêmes un jour des Américains…

dimanche 15 décembre 2013

Comme quoi tout est relatif

Les fameux bateaux-navettes
Pour se rendre à quelque petit village que ce soit, autour du lac Atitlán, il faut prendre le bateau-navette. Il suffit de peu de temps pour réaliser que le prix du passage varie selon la gueule qu’on a : habitant de la place, expatrié ou simple touriste.

La toute première fois que j’ai pris ce bateau, depuis Panajachel pour me rendre à San Marcos, j’ai payé 25 quetzals… pour la simple et bonne raison que j’ai demandé le prix à celui qui conduisait le bateau et que c’est ce qu’il m’a répondu.

La seconde fois que j’ai pris ce même bateau pour parcourir exactement le même trajet à l’inverse, des amies m’avaient dit qu’elles avaient payé seulement 20 quetzals, alors j’ai tenté ma chance et j’ai tendu un billet 20 quetzals au mec, au sortir du bateau, et il l’a pris sans broncher.  Me suis dit que je m’étais fait avoir de 5 quetzals la fois précédente.

Le quai de Panajachel
Mais la troisième fois que j’ai pris le bateau, toujours et encore pour parcourir le même trajet, une amie m’a dit qu’elle avait payé la veille seulement 10 quetzals, peut-être parce qu’en quittant le bateau elle était en compagnie d’un Guatémaltèque avec qui elle avait fait la causette pendant le transport? On a cru possiblement qu’elle était de la place. Alors donc cette troisième fois, remplie d’assurance, j’ai tendu 10 quetzals à l’homme qui se trouvait devant moi, et personne n’a rien dit. Même chose lors du retour.

Eh ben... hein! 

samedi 14 décembre 2013

Mon petit havre de paix

Ce jeudi, je suis allée faire quelques courses à Panajachel, où je logerai le mois prochain. L’ambiance, si contrastante avec celle de San Marcos, m’est apparue quelque peu étourdissante. J’avais hâte de retrouver mon petit havre de paix, très modeste, si apaisant. Voici aujourd’hui pour vous quelques photos de cette ambiance superbe et sereine qui enveloppe San Marcos La Laguna.

Le quai d'un petit restaurant situé sur les berges du lac
Vue de la berge, non loin de l'auberge où je loge en ce moment
Un petit sentier sympa parmi les autres
Il fait bon se promener dans ces petits chemins étroits
Comment ne pas prendre plaisir à la promenade...
Mais bon euhhh... parfois les sentiers sont accidentés!
Les villageois à la messe... (l'église déborde!)
Petit marché de fruits et de légumes locaux

lundi 9 décembre 2013

Un petit déménagement

En ce lundi, j’ai changé de chambre, je me suis installée au deuxième étage de la petite auberge, parce que le signal Internet était très mauvais au rez-de-chaussée et que j’avais du mal à travailler avec une aussi mauvaise connexion. À quelque chose tout malheur est bon, comme on dit. Regardez comme je suis bien au balcon!

Les deux étages de l'auberge, et la petite maisonnette
L'escalier qui monte au deuxième
Vue du deuxième
Une chambre typique de l'auberge
Coin bureau
Le balcon, devant ma porte de chambre
Vue de haut sur le jardin

samedi 7 décembre 2013

Un labyrinthe de petits sentiers

San Marcos La Laguna est un véritable labyrinthe de petits sentiers où je n’arrive pas encore tout à fait à me retrouver. Ceux-ci sillonnent les diverses habitations. J’ai commencé mon exploration hier soir et suis même allée faire quelques courses afin d’avoir de quoi grignoter un peu sans devoir aller toujours au restaurant dès que j’ai une fringale. 

Des villageois empruntant les sentiers
Dans ce lieu tout indiqué pour la relaxation, j’ai rencontré un vendeur de flûtes hyper-zen du nom de Pablo qui m’a fait faire une promenade dans les alentours. Il est si calme, serein et souriant que sa seule présence m’était apaisante. J’en ai profité pour pratiquer un peu mon espagnol. Il m’a conduite dans deux petits marchés où j’ai acheté quelques fruits et légumes. Force est de constater qu’il n’y a pas beaucoup de choix d’aliments, même que j’ai cru comprendre que pour acheter de la viande il me faudrait peut-être aller à San Pedro en bateau mais bon… je crois que je vais choisir plutôt de survivre avec les ressources locales et opter s’il le faut pour un mois de végétarisme ou encore aller manger au resto si une rage carnivore m’asservit. 

Le village, bordant le lac Atitlán, est tout petit et très pauvre, mais il regorge pourtant de nombreux services offerts aux touristes : restaurants, centre de massages, de yoga et de méditation. Je m’offrirai peut-être le luxe d’en profiter éventuellement, tant qu’à être ici pour la détente. J’ai devant moi trois belles semaines pour ce faire. 

Hostal Valle Atitlan
La petite auberge de jeunesse où j’ai louée une chambre pour le mois de décembre est plus que modeste. Si ma chambre a bel et bien quatre murs et un toit, ce n’est pas le cas des autres «pièces» de l’endroit. Bref, c’est du camping, rien de moins, mais c’est déjà beaucoup mieux que bien des villageois qui habitent pour certains dans de simples cabanes en bois. Vivre à San Marcos c’est oublier le luxe. La douche, la toilette et la buanderie sont dehors, tout comme la petite cuisine d’ailleurs. Seules les chambres sont dotées de fenêtres et de portes à verrou. Quand vous arrivez à l’auberge, on vous remet une serviette pour la douche et un rouleau de papier de toilette dont vous comprenez par le fait même que vous ne devez pas en abuser. Et si la douche bénéficie d’eau chauffée au gaz (il faut activer la machine auparavant et ne pas oublier de la refermer ensuite) vous comprenez aussi qu’il n’est pas question de vous éterniser sous le jet d’eau chaude. 

La cuisine commune
La buanderie (à gauche la douche, à droite la toilette)




Le petit lavabo extérieur pour se brosser les dents

En ce samedi matin, à mon réveil, je suis allée déjeuner dans un petit casse-croûte situé un ou deux sentiers plus loin. La petite terrasse me semblait sympathique et y étaient attablés quelques touristes européens que j’avais rencontrés la veille. 

Je me suis rendue compte, une fois assise à table, que de manger ici c’est se faire servir par un enfant de sept ou huit ans, se voir lorgner tout au long du repas par un bébé chat qui voudrait de toute évidence partager notre nourriture, et puis voir surgir un chien à la bouille sympathique qui entre et sort du restaurant-terrasse à sa guise.

Petit restaurant terrasse dont j'ai oublié le nom (zut!)

vendredi 6 décembre 2013

Quelques heures de route

Il a fallu que je change encore une fois mes plans, mais c’est le propre des voyages, n’est-il pas, que de mettre à l’épreuve notre capacité d’adaptation aux imprévus. J’avais planifié de prendre un shuttle bus depuis l’aéroport vers le quai Panajachel, cependant je ne sais trop pourquoi le bus de la compagnie avec laquelle j’envisageais de voyager ne s’est pas présenté. Pourtant j’avais jeté un œil très attentif à l’horaire sur le web, mais… peu importe. J’ai donc fini par céder à l’offre insistante d’un chauffeur de taxi qui me proposait de me reconduire jusqu’à Antigua (située à 45 min environ de Guatemala Ciudad) pour 35$ US, Là-bas je pouvais enfin prendre un shuttle bus vers le Lac Atitlan. Tout ça m’a coûté presque le double de ce que j’avais prévu au départ, mais compte tenu de la distance parcourue on ne peut pas dire que ce soit hors de prix non plus. Je me suis donc assise dans le taxi pour traverser la ville.

Le shuttle bus et son chauffeur
Ce qui rend songeur quand on sillonne ainsi Guatemala Ciudad c’est de voir par exemple une femme, avec son jeune enfant, qui jongle aux feux de circulation pour ramasser de l’argent. C’est de croiser aussi quelques rues plus loin un gamin de moins de dix ans qui fait la même chose et passe avec sa canne de conserve vide entre les voitures dans l’espoir que soit rémunérée sa prestation. Pourtant, il devrait être à l’école avec les autres enfants de son âge…

La pauvreté sévit durement au Guatemala. Il suffit de sortir de la grande ville pour découvrir les nombreuses cabanes de briques et de tôle dans lesquelles vit une grande partie de la population. Tout au long du trajet vers le lac Atitlán, on aperçoit des enfants assis en bordure de la grande route où passent à toute vitesse voitures, camions et autobus. Ils sont là, tout jeunes, parfois d’âge préscolaire, sans surveillance adulte. Et ils courent dans le fossé où ils s’amusent et s’arrêtent pour saluer les usagers de la route.

Passagers dans le shuttle boat
Après quelques heures de route vallonnée et sinueuse, dans le shuttle bus cette fois, nous sommes arrivés à Panajachel où j’ai pris le shuttle boat pour me rendre à ma petite auberge de San Marcos La Laguna. 

Je n’ai pas eu le temps de prendre des photos avant la noirceur, mais demain, peut-être que j’aurai pour vous quelques images…


Décembre à San Marcos

C’est toujours un peu la cohue lorsqu’on arrive à l’aéroport de Guatemala Ciudad. Un grand regroupement de gens attendent à la sortie des voyageurs, certains les yeux grand ouverts dans l’espoir de reconnaître un visage familier, d’autres brandissant des cartons au nom d’un hôtel, d’une école de langue ou d’un particulier vers lesquels se dirigent les touristes attendus.

De mon côté, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Le plan A était qu’un ami d’un ami vienne me chercher, le plan B que je fasse appel au service de navette de l’hôtel où je logeais en ce premier soir. Comme je n’avais pas eu de nouvelles du plan A avant mon départ de Montréal, et qu’ayant jeté un œil à la foule je n’ai aperçu aucun carton portant mon nom, je me suis mise à penser de trouver un téléphone afin de joindre la réception de mon hôtel. Mais dès que vous vous avancez vers la foule ils vous interpellent tous chacun leur tour, ces Guatémaltèques brandissant des cartons. Une vraie cacophonie. Ils veulent savoir si vous êtes la personne qu’ils sont venus chercher ou encore ils tentent de vous offrir leurs services de taxi. À l’un d’eux plus insistant que les autres, qui me parlait dans un anglais que j’avais peine à comprendre, j’ai rétorqué avec politesse —mais pour m’en débarrasser tout de même— que je n’avais pas besoin d’un taxi mais plutôt du service de navette du Crown Plaza Hotel. Il n’en fallait pas plus pour qu’il me tire à l’écart et compose le numéro de téléphone de l’hôtel à l’aide de son cellulaire qu’il me planque sous l’oreille dès que ça se met à sonner. Étonnée de tant d’amabilité —qu’ils sont donc accueillants avec les voyageurs, me suis-je dis intérieurement— j’avertis la voix, à l’autre bout du fil, que je viens d’arriver et que j’attends qu’on vienne me chercher.

Dès que je raccroche la ligne et redonne l’appareil à son gentil propriétaire, ce dernier se met à me parler du service de navette et d’argent, mais je réplique que c’est gratuit, que c’est compris dans le service de l’hôtel. Si si, qu’il répond, mais il insiste, et je finis par comprendre qu’il veut du pourboire pour m’avoir prêté son téléphone, le malcommode. Eh puis moi qui viens à peine de faire changer tout mon argent américain en quetzals, je n’ai que des gros billets. Je ne vais quand même pas lui refiler un billet de 100 quetzals pour avoir parlé 10 ou 15 secondes avec son téléphone portable! Prise de court, un peu nerveuse parce que je ne veux pas déballer devant lui les 2500 quetzals tout frais sortis du bureau de change, je cherche dans mon porte-monnaie et je trouve deux ou trois pièces d’un quetzal que je lui refile. Eh ben le voilà qui s’exclame que ça ne vaut que 10 cents américains ce que je viens de lui tendre. Moi toute confuse, qui n’ai pas de calculette de taux de change intégrée dans la cervelle encore, je n’ai aucune idée de ce que valent vraiment les trois pièces de monnaie que je viens de lui remettre, mais je n’ai pas autre chose à lui offrir. Le bougre fait la moue et enfonce les pièces dans la poche de son pantalon puis s’en retourne tout de go vers la foule en maugréant contre mon avarice non préméditée. Ça m’apprendra, la prochaine fois, à me préparer psychologiquement à donner du pourboire dès qu’on me rend un service trop aimable pour être totalement désintéressé.

Le chauffeur du Crowne Plaza
Toujours est-il qu’une fois assise dans la navette venue me quérir, alors que le chauffeur attendait dehors qu’arrivent d’autres touristes ayant loué eux aussi une chambre à l’hôtel, je me suis souvenu qu’il me restait dans une autre pochette quelques dollars américains utilisables pour donner du pourboire à ce fameux chauffeur et au porteur de valises de l’hôtel. (Fiou!) Tant mieux pour eux et puis… et puis tant pis pour le prêteur de téléphone.

Du reste, je me rends aujourd'hui à San Marcos La Laguna, qui est une ville tranquille du Guatemala dans le département de Sololá. J'y passerai tout le mois de décembre. J'ai loué là-bas une chambre dans une sympathique auberge de jeunesse, le Hostal Valle Atitlan.

Située au nord-ouest du lac Atitlán (considéré par certains comme le "plus beau lac du monde") la ville de San Marcos La Laguna est devenue une sorte de lieu à vocation spirituelle; méditation, yoga et centres de massage. C'est l'un des plus beaux endroits sur le lac, tout idéal pour se livrer aux douceurs du farniente.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

J'ai trouvé pour vous sur le web une vidéo qui présente une vue aérienne du lac Atitlán. Si vous désirez la voir, il vous suffit de cliquer ici

Je ne tarderai pas à vous présenter des clichés de mon petit coin de paradis...